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Données confidentielles : À qui font confiance les CPE?

Utiliser un logiciel… mais lequel, et à quelles conditions?

Dans le quotidien d’un centre de la petite enfance, les logiciels de gestion sont devenus indispensables : gestion du personnel, des présences, des finances, des communications avec les parents… Tout passe par des outils numériques. Mais posons une question simple : connaît-on vraiment les fournisseurs derrière ces solutions?

Trop souvent, les directions se voient proposer — voire imposer — certains logiciels par des instances supérieures ou par l’effet du marché. Le choix est restreint, et les critères techniques, légaux et éthiques sont rarement transparents.

Où vont les données des enfants, des parents et du personnel?

Chaque jour, les CPE transmettent une quantité importante d’informations à travers ces plateformes : numéros d’assurance sociale, adresses, numéros de téléphone, historiques de présence, informations de paiement, notes internes… Ces données ne sont pas banales — elles sont personnelles, sensibles, confidentielles.

La vraie question devient alors : où sont-elles hébergées? Au Québec? Au Canada? À l’étranger, sur des serveurs soumis à des lois qui échappent à notre juridiction? Cette réalité soulève un enjeu de souveraineté numérique, encore trop peu discuté dans le milieu.

Souverain, votre fournisseur? Pas si vite…

Lorsqu’on interroge les fournisseurs de logiciels, la réponse à « êtes-vous souverain? » est souvent vague, inconfortable… ou simplement négative. Beaucoup utilisent des infrastructures d’hébergement américaines ou dépendent d’outils tiers non conformes aux exigences québécoises ou canadiennes.

Et pourtant, la Loi 25 — renforçant la protection des renseignements personnels — exige maintenant un haut niveau de vigilance quant au traitement et à la circulation des données. Ce n’est plus un enjeu optionnel : c’est une obligation légale.

Responsable… mais sans contrôle réel?

Les directions de CPE sont légalement responsables de la sécurité des données. Mais comment exercer cette responsabilité quand le fournisseur ne peut ou ne veut pas répondre clairement aux questions de base? Quand on ne peut ni choisir l’hébergeur, ni connaître les sous-traitants, ni évaluer les risques?

Ce paradoxe soulève une réalité inquiétante : les CPE portent la responsabilité, mais pas toujours le pouvoir de choisir.

Et si on exigeait mieux?

Il est temps de faire évoluer les pratiques. Les CPE peuvent — et doivent — poser des questions exigeantes à leurs fournisseurs :

  • Où sont stockées les données?
  • Qui y a accès?
  • Quels engagements contractuels protègent ces données?
  • L’entreprise est-elle soumise à des lois étrangères?
  • Peut-on obtenir une copie intégrale des données à tout moment?

Même si le choix est limité, exiger de la transparence devient un acte de protection des enfants, des familles et de l’équipe. Et collectivement, le réseau peut faire pression pour orienter les pratiques vers plus d’éthique, de sécurité, et d’autonomie.

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Charles Groleau

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