Le gouvernement québécois vient de frapper fort en interdisant l’utilisation des assistants virtuels DeepSeek dans l’ensemble des organismes publics. Loin d’être une simple mesure administrative, cette décision révèle une réalité beaucoup plus sombre et profonde : notre dangereuse naïveté face à l’intelligence artificielle.
La pointe visible d’un iceberg numérique
Si vous croyez que cette interdiction n’est qu’un simple geste isolé, détrompez-vous. Ce que nous voyons aujourd’hui n’est que la partie émergée d’un iceberg qui menace notre sécurité, notre souveraineté et surtout notre liberté individuelle et collective. Cette décision du gouvernement québécois est un signal d’alarme urgent. Mais le problème ne se résume pas à DeepSeek.
On aime ça le « GRATIS » au Québec, et on va payer très cher
Soyons honnêtes : au Québec, on raffole du gratuit. On est les champions de l’économie à court terme, sans réfléchir aux conséquences à long terme. Chaque fois qu’on accepte d’utiliser ces outils « gratuits », on vend tranquillement des morceaux de nous-mêmes. Nos données, notre vie privée, nos choix personnels deviennent monnaie d’échange contre quelques instants de commodité ou quelques économies illusoires.
Le résultat ? Nous voilà pris dans une toile que nous avons nous-mêmes tissée, prisonniers d’un système dont nous n’avons jamais vraiment mesuré l’ampleur ni compris les intentions profondes. Nous avons été naïfs, et aujourd’hui, la facture arrive.
Quand l’économie du gratuit devient une menace nationale
Les assistants virtuels et autres outils basés sur l’intelligence artificielle ne sont pas juste des gadgets. Ce sont des dispositifs extrêmement puissants capables de collecter, analyser et exploiter nos données les plus sensibles. Aujourd’hui, le gouvernement québécois reconnaît enfin la gravité du danger. Mais il aura fallu attendre combien d’années ? Combien de données personnelles sacrifiées ? Combien de scandales évités de justesse ?
Cette interdiction, aussi justifiée soit-elle, arrive bien tardivement. Et ce retard pourrait nous coûter beaucoup plus cher que quelques dollars économisés.
La souveraineté numérique : le grand oublié
Le Québec se vante d’être distinct, unique, souverain dans son identité culturelle et politique. Pourtant, en matière numérique, nous avons volontairement sacrifié cette souveraineté sur l’autel de la facilité et de la gratuité. L’interdiction de DeepSeek est un premier pas, mais loin d’être suffisant pour reconquérir ce territoire numérique perdu.
Il est urgent d’adopter une vraie stratégie de souveraineté numérique qui va au-delà des interdictions ponctuelles. Il faut que le gouvernement investisse massivement dans la sensibilisation et dans des solutions numériques locales, sécurisées et responsables.
Québec, réveille-toi avant qu’il ne soit trop tard
Le temps des demi-mesures est terminé. Nous devons nous réveiller, ouvrir les yeux et prendre nos responsabilités. Sinon, la prochaine interdiction pourrait ne pas être une simple mesure administrative, mais une douloureuse reconnaissance d’une défaite numérique.
Le gratuit a un prix. Et au Québec, nous commençons à peine à réaliser combien il est élevé.